L’engagement des entreprises pour l’électricité verte en 2020

L’initiative RE100, portée par The Climate Group et le Carbon Disclosure Project (CDP), rassemblent les grandes entreprises internationales ayant fait la démarche de consommer à 100% de l’électricité d’origine renouvelable partout dans le monde. Le dernier rapport annuel de cette initiative nous montre une évolution positive des engagements des entreprises.

Au dernier rapport, 261 entreprises sont engagées dans cette initiative, soit 50 de plus qu’au rapport précédent et ce malgré la crise de la Covid-19 ! Créée en 2015, l’initiative ne comptait alors que 64 membres. Elle a quadruplé depuis. Les entreprises se montrent donc de plus en plus enclins à soutenir le développement des énergies renouvelables et participer à la transition énergétique mondiale. Par ailleurs, la consommation d’électricité annuelle cumulée de l’ensemble des membres de RE100 est de plus de 278 TWh. A titre de comparaison, la France a consommé 473 TWh d’électricité en 2019[1].

La répartition géographique des entreprises est intéressante. Le rapport souligne avant tout que 42% des nouveaux membres sont situés en Asie-Pacifique. Au total, le pays le plus représenté est les Etats-Unis (79 membres, figure 1), suivi de loin par la Grande-Bretagne (40) puis le Japon (39). La France (11) fait partie du peloton avec l’Australie (11), l’Allemagne (11), la Suisse (13) et le Danemark (10). La figure 1 montre aussi les zones géographiques avec le plus de potentiel en rouge.

Figure 1 Carte des membres du RE100
Source : RE100

Parmi toutes les entreprises engagées, 53 d’entre elles ont déjà atteint leur objectif tandis que 65 ont dépassé la barre des 90% de consommation d’électricité renouvelable. A ce jour, 42% de la consommation totale des entreprises est d’origine renouvelable, soit 113 TWh – l’équivalent de la part des énergies renouvelables dans le mix résiduel français en 2019[2]. Enfin, l’année moyenne visée par les entreprises pour réussir leur défi est 2028 et les trois quarts devraient y arriver d’ici à 2030. C’est peut-être encore insuffisant pour connaître réellement un changement brutal dans la demande en électricité renouvelable. Des objectifs à plus courts termes pourraient réduire l’écart entre l’offre.

[1] https://bilan-electrique-2019.rte-france.com/stabilite-de-la-consommation/

[2]https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/datalab_69_chiffres_cles_enr_edition2020_juillet2020_0.pdf