Vers un changement des critères techniques de la RE100 ?

En début d’année, la RE100, qui rassemble les multinationales engagées dans la consommation d’électricité renouvelable, a ouvert une consultation sur des propositions de modification de ses critères techniques. Evidemment, cela concerne notamment les Energy Attribute Certificates (EAC). RECS International a répondu à cette consultation. Origo, en tant que membre de l’association et partenaire de plusieurs entreprises adhérentes à RE100, se joint à la réponse de RECS et vous fait part de ses avis sur la question.

Les frontières du marché électrique européen remises en cause

La première modification proposée concerne les frontières du marché électrique européen. Actuellement, une entreprise européenne peut utiliser des Garanties d’Origine dans tous les pays de l’Union européenne ou appartenant à l’Espace Economique Européen[1]. Mais de nombreuses entreprises adhérentes à RE100 sont aussi engagées dans le Carbon Disclosure Project (CDP), qui considère le périmètre de l’AIB[2] comme l’unique marché européen. La contradiction entre les deux organisations est problématique et la RE100 souhaite donc s’aligner aux contraintes du CDP pour faciliter la chose.

Concrètement, une entreprise située en Roumanie, qui pour le moment peut acheter une GO d’un pays membre de l’AIB pour sa consommation (appelée ex-domain) ne pourra plus le faire puisque la Roumanie ne fait pas partie de l’AIB.

RECS International recommande que les frontières du marché soient constituées des membres de l’AIB et/ou de l’UE/EEE/AELE. Cela permettrait de reconnaitre les règles de l’EECS[3] ainsi que celles du marché européen définit par la loi. L’AIB ne doit pas avoir plus de poids que les différentes organisations européennes concernant la revendication d’une consommation d’électricité renouvelable.

Nous pouvons ajouter qu’au-delà de donner une dimension juridique aux standards de l’AIB et de l’EECS, cette redéfinition des frontières du marché limiterait de nombreuses entreprises dans l’atteinte des 100% de consommation d’électricité renouvelable, faute de solutions simples dans certains pays exclus.

L’élargissement de l’approvisionnement de l’électricité dans certains cas

La RE100 souhaite par ailleurs donner la possibilité aux consommateurs d’un pays d’utiliser des EAC de pays ayant une connexion physique. Pour le moment, en dehors du marché européen et nord-américain, les membres de la RE100 doivent revendiquer une consommation d’électricité renouvelable provenant du même pays de consommation.

Le changement de stratégie devrait toutefois suivre différentes conditions :

  • La participation à un PPA ou l’achat d’EAC
  • Le volume d’électricité revendiqué doit être physiquement échangé par le(s) producteur(s) via les interconnexions électriques entre les deux pays.
  • La délivrance d’EAC reconnus dans les deux pays doit être spécifiée dans le PPA
  • Un mix résiduel doit être calculé dans les deux pays concernés

RECS International encourage les acteurs à acheter une électricité renouvelable du même marché que la consommation. Lorsque cela est nécessaire, l’organisation accepte l’utilisation d’EAC provenant d’un marché voisin. Elle considère que l’existence d’une capacité de transport physique entre deux pays justifie la possibilité d’utiliser des EAC pour les deux pays indistinctement. La nécessite de vérifier les flux physiques n’est pas pertinente, car c’est complexe et théoriquement injustifié. Nous pensons qu’il faudrait dans ce cas se soucier davantage de la saturation des interconnexions que d’un sens du flux.

Laisser la possibilité aux entreprises d’acheter des EAC aux pays voisins est une bonne chose. Cela obligera peut-être les pays d’où vient la consommation à mettre en place des systèmes pour soutenir le développement local des EnR plutôt que chez les voisins. Par ailleurs, cela permet aux consommateurs de bénéficier d’une liquidité suffisante pour s’engager tout en ayant un impact sur des zones électriques interdépendantes.

Une consommation d’électricité provenant de centrales de moins de 15 ans

La RE100 souhaite enfin intégrer une limite de 15 ans d’âge aux centrales de production couvrant la consommation de ses membres. L’organisation justifie cela par une volonté d’accélérer la transition du réseau électrique mondiale plutôt que de s’appuyer sur les capacités existantes.

RECS International pense que ce type de démarche devrait être laissé à la stratégie personnelle de chaque entreprise. De plus, de nombreux labels permettent déjà de valider une stratégie avec un impact supplémentaire que le simple achat d’EAC (EKOenergie, TUV, Green-e, …).

Chez Origo, nous sommes alignés avec la position de RECs International. Nous estimons que la complexification des critères décourage les entreprises à atteindre l’objectif de couvrir à 100% leur consommation d’électricité par des EAC renouvelables. Or, c’est cette volonté d’atteindre un mix 100% renouvelable qui va peser durablement et efficacement sur l’investissement dans de nouveaux moyens de production ainsi que dans la maintenance des moyens existants.

En conclusion, nous pensons que la RE100 devraient garder une certaine flexibilité dans ses critères, lui permettant de recruter de nouveaux membres. Plus la demande en énergies renouvelables sera grande, plus les marchés et les organisations gouvernementales devront y répondre par des moyens conséquents. Pour cela, la RE100 doit pouvoir accompagner les entreprises dans leur démarche en prenant en compte les difficultés physiques et législatives existantes dans certaines zones géographiques. La maturité des marchés viendra naturellement par la suite.


[1] https://www.there100.org/sites/re100/files/2020-10/Note%20on%20Market%20Boundaries.pdf

[2] Association of Issuing Bodies : association des pays suivants les mêmes règles de certification et de marché des GO

[3] European Energy Certification System : standard de certification des pays membres de l’AIB

Le marché mondial des Energy Attribute Certificates s’envole !

Le marché des Energy Attribute Certificates s’est particulièrement bien comporté au cours de l’année 2021. L’année des Garanties d’Origine a été marquée par de nouvelles réglementations, que ce soit en France ou en Europe, mais aussi par une forte hausse des prix. Les I-RECs sont quant à eux devenus un véritable marché et certaines zones connaissent déjà des tensions entre l’offre et la demande. Quels impacts ces chamboulements ont-ils eu sur le volume des transactions ? Regardons ce que nous disent les chiffres de l’AIB[1] et d’I-REC Standard[2].

Une hausse continue de la demande

Le marché des Garanties d’Origine poursuit d’année en année sa marche en avant. Pour la première fois depuis la création des GO, deux caps ont été atteints : celui des 700 TWh de GO émises et celui des 600 TWh annulées. Entre 2020 et 2021, la production d’énergie renouvelable tracée par des Garanties d’Origine a augmenté de 10%. Malgré une forte hausse du prix unitaire, les annulations ont elle aussi augmenté l’année dernière (+10,7%), témoignage d’une demande assumée des consommateurs.

Source : AIB

A noter que seules les GO EECS (European Energy Certificate System) intégrées au hub de l’AIB sont ici comptabilisées.

Concernant les I-RECs, bien que le marché soit moins mature que celui des GO, la croissance est exponentielle. Les volume d’émissions et d’annulations ont plus que doublé entre 2020 et 2021. Les transactions ont même été multipliées par 10 depuis 2018.

Source : I-REC Standard

Cette forte augmentation est notamment due à une ouverture du marché sur plusieurs pays, principalement en Amérique Latine.

Des marchés portés par quelques pays

Le marché des GO est toujours approvisionné traditionnellement par les mêmes locomotives que sont les pays nordiques, accompagnés depuis par l’Italie et la France. Les pays de la péninsule Ibérique permettent d’augmenter le volume disponible grâce à une belle hausse de leurs émissions en 2021. Le Portugal a notamment mis en place au cours de l’année des enchères similaires à celles que nous connaissons en France.

Source : AIB

L’Allemagne n’émet quant à elle encore que très peu de GO du fait de l’interdiction pour les producteurs bénéficiant de subventions de les marchander. Elle reste toutefois le principal consommateur d’électricité d’origine renouvelable d’Europe avec une demande qui frôle les 120 TWh. S’en suit un peloton composé dans l’ordre décroissant des Pays-Bas, de l’Italie, de la France, de la Suède et de l’Autriche et la Suisse, avec une demande entre 60 et 40 TWh. A l’opposé de l’Allemagne, la Norvège connait un écart abyssal entre les émissions et la demande locale (-125 TWh).  

Source AIB

De manière encore plus flagrante que les Garanties d’Origine, le marché des I-RECs est dirigé par une poignée de pays. La Chine domine largement le marché avec plus de 25 TWh d’I-RECs émis pour près de 20 TWh d’annulations. A savoir que les I-RECs Chinois sont souvent utilisés pour couvrir la consommation de pays voisins dont les solutions de consommation d’électricité renouvelable sont difficilement accessibles.

Le Brésil et la Turquie tiennent quant à eux le marché dans leur région respective. D’autres pays en Amérique Latine et en Asie arrivent toutefois à répondre à la demande des consommateurs locaux. Nous remarquons par ailleurs que le continent Africain est en retard à ce sujet.

Source : I-REC Standard

La Norvège et l’Allemagne : illustrations des nombreux échanges de Garanties d’Origine

Depuis plusieurs années maintenant, la Norvège et l’Allemagne sont respectivement largement exportatrices et importatrices de Garanties d’Origine. L’Italie exporte elle aussi énormément, à cause d’une demande encore trop faible par les consommateurs Italiens comparée à l’offre, à l’instar de la France et de la Suède. Les Pays-Bas, dont la production est bien inférieure aux autres pays mentionnés, sont alors obligés d’importer des GO pour répondre aux attentes des consommateurs. 

Source : AIB

Le marché des Energy Attribute Certificates continue sa montée en puissance. Celui des I-RECs est même en pleine explosion. La demande augmente d’année en année, notamment dans les pays les plus consommateurs d’électricité. C’est un signe positif qui doit être confirmé et accentué dans les prochaines années. Il est notamment envisageable que le marché européen des GO soit fondamentalement court dès l’année 2023, tandis que l’année 2022 des I-RECs envoie pour le moment des signaux forts et sera probablement encore plus belle que 2021.


[1] Association of Issuing Bodies : organisme rassemblant l’ensemble des registres nationaux participants au marché des GO.

[2] L’International Renewable Energy Certification Standard : équivalent du marché des Garanties d’Origine à l’international (hors Amérique du Nord, Australie et Japon).

Une année 2021 record pour les Garanties d’Origine en France !

Après une année 2020 en baisse, le marché français des Garanties d’Origine est nettement reparti à la hausse pour connaître une année 2021 record. Les derniers chiffres d’EEX en date indiquent en effet une nette augmentation des transactions de GO issue de la production 2021 dans le pays. De bonne augure pour la suite !

Un taux d’utilisations sans précédent

La première statistique mettant en lumière cette nouvelle est le nombre d’annulations (=utilisations) des Garanties d’Origine. Plus de 25 TWh supplémentaires de GO 2021 ont été annulées par rapport à 2020, portant le total à 68 TWh au 25 avril 2022. C’est le plus gros total et la plus forte hausse depuis l’apparition du marché en France.

Source : EEX et RTE

En rapportant ce chiffre à la consommation d’électricité totale des Français en 2021 (468 TWh[1]), nous obtenons un taux d’annulation de 14,5%. La consommation d’électricité d’origine renouvelable française est la plus importante jamais enregistrée.

Un intérêt plus fort pour les Garanties d’Origine françaises

Deux autres informations sont à retenir : les émissions et les utilisations des GO françaises.

Les émissions frôlent pour la première fois les 100 TWh, bien aidées par les enchères qui ont fait carton plein. Elles se rapprochent de plus en plus du niveau de la production[2], signe que les acteurs du marché y voient une opportunité commerciale.

Les GO françaises sont en effet plus utilisées pour la consommation des Français en 2021 (46 TWh) qu’en 2020 (30 TWh). Néanmoins, cela ne compense pas la hausse de la demande. C’est donc l’intérêt européen qui en profite, illustré par une exportation des GO françaises historique. Plus de la moitié des GO émises en 2021 ont trouvé preneur à l’étranger (58,2 TWh, le double qu’en 2018).

Une confirmation dans les années suivantes ?

Les consommateurs Français ont-ils enfin entamé leur transition énergétique ? Ou la tendance va-t-elle s’essouffler ?   

D’après les chiffres des premières enchères sur la production de janvier 2022, la trajectoire est très positive. L’Etat, comme au cours de toute l’année 2021, a réussi à vendre la totalité des GO proposées (4,2 TWh). La différence cette fois-ci est que le prix moyen est trois fois plus élevé que la moyenne annuelle 2021, signe que la demande est bien présente. L’Etat a donc enregistré un chiffre d’affaires record sur une session avec un résultat de 8 millions d’euros, contre un peu plus de 2 millions d’euros en moyenne sur les sessions 2021. Nous pouvons donc imaginer une poursuite de l’évolution positive du marché des GO en France pour cette année.

Les consommateurs français ont prouvé l’année dernière que l’intérêt pour l’électricité renouvelable faisait son chemin. Espérons que l’année 2022 confirme la tendance positive pour que la France devienne enfin un acteur majeur de la transition énergétique du réseau électrique européen.


[1] Source : RTE

[2] Source : RTE

Une année 2021 réussie pour les enchères de Garanties d’Origine de l’Etat

Depuis septembre 2019, l’Etat met en vente via des enchères les Garanties d’Origine provenant de la production d’électricité renouvelable bénéficiant des subventions. Les dernières enchères portaient sur les Garanties d’Origine issues de la production du mois de décembre 2021. C’est donc l’occasion de revenir sur l’ensemble des enchères de l’Etat sur l’année 2021 afin d’en tirer certaines conclusions.

La demande est bel et bien là

L’Etat a réussi à vendre la totalité du volume qu’il a mis en vente sur l’année. Une performance particulièrement notable sachant que 100% des volumes à sa disposition ont été mis en vente chaque mois, excepté pour janvier (50%) et février (75%). L’Etat a donc pratiquement valorisé l’ensemble de la production qu’il subventionne, synonyme que la demande existe bel et bien.

Plus de 43,3 TWh ont trouvé preneur pour 2021 alors que seulement 15,7 TWh avaient été vendus en 2020, soit une augmentation de 177% !

Source : EEX

Un prix de vente proche du marché de gré-à-gré européen

Sur l’année complète, l’Etat a remporté plus de 28 millions d’euros. C’est 10 fois plus qu’en 2020 ! Vendre 100% du volume à sa disposition est une chose, mais le vendre au prix du marché de gros en est une autre. Cela signifie qu’en plus d’ajouter chaque mois environ 4 TWh au marché européen, l’Etat arrive à le vendre à des prix similaires aux prix de l’OTC[1]. On pourrait pourtant s’attendre à ce qu’un volume si conséquent ne trouve pas preneur, ou alors que la surabondance fasse baisser les prix. Mais le fait est que sur les douze sessions d’enchères, huit d’entre elles ont atteint un prix moyen supérieur au prix moyen sur le marché de gré-à-gré.

Source : EEX et Commerg

Au-delà de la preuve d’une demande importante à l’échelle européenne qui permet aux volumes mis aux enchères de se vendre, certains aspects des GO concernées sont particulièrement valorisés. Le premier aspect est le principe de mettre en vente des GO issues d’une production d’un mois bien défini. En France, le mois de production de la GO doit correspondre au mois de la consommation. Les enchères répondent donc au besoin des acheteurs de couvrir la consommation mensuelle de leurs clients. La mensualisation explique que certains acteurs proposent un prix élevé afin de s’assurer de l’obtention de GO relatives à un mois de production défini. De plus, il y a la possibilité pour les acheteurs de cibler des GO spécifiques, avec une technologie de production et une région particulières, voir même une centrale de production définie. Certains mettent donc un prix plus élevé pour s’assurer de récupérer les GO souhaitées.

Petit tour d’horizon des régions

Attardons-nous par ailleurs sur la répartition de la production d’énergie renouvelable subventionnée dans nos régions.

Source : EEX

Evidemment, l’aménagement urbain de l’Ile-de-France ne permet pas la production d’énergies renouvelables en grande quantité. Au contraire des régions Grand-Est et Hauts-de-France, dont les grands espaces permettent l’installation massives d’éoliennes. Globalement, l’éolien est l’énergie la plus en vue, du fait des nombreux investissements durant la dernière décennie. Des régions sont toutefois plus équilibrées, comme l’Auvergne-Rhône-Alpes (ARA), la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie. A noté que de nombreuses centrales hydroélectriques, notamment d’ARA, vont bientôt sortir des obligations d’achat de l’Etat. L’offre hydraulique sera donc de moins en moins disponible via les enchères et les fournisseurs devront s’entendre avec les producteurs afin d’acheter les GO au juste prix.

Contrairement aux enchères de 2020, qui laissaient penser que l’Etat aurait du mal à trouver preneur pour l’achat de ses GO, l’année 2021 fut une année pleine en tout point. Cela signifie que la demande existe, et c’est une bonne nouvelle. Espérons que l’année 2022, avec l’application des nouvelles réglementations, confirmera cette tendance.


[1] OTC = marché de gré-à-gré, où il n’y a pas d’interlocuteur entre l’acheteur et le vendeur

Le prix des Garanties d’Origine se maintient à un prix élevé

Depuis notre dernier article sur le prix du marché des Garanties d’Origine, celui-ci a poursuit sa hausse pour atteindre des niveaux jamais vus, dépassant même les records observés en 2018 à l’échelle européenne. Deux mois après la fin d’année 2021, nous remarquons encore un nombre important de transactions à des prix élevés pour cette année de production. Pourquoi le phénomène persiste ? Combien de temps cela va durer ?

La demande augmente toujours

Ce n’est un secret pour personne, la consommation volontaire d’électricité d’origine renouvelable augmente chaque année, et de plus en plus. Pour le moment, l’offre potentiellement disponible de Garanties d’Origine – 984 TWh de production EnR dans le périmètre AIB en 2020[1] – permet largement d’absorber cette demande – 714 TWh de GO 2020 annulées[2]. Mais l’écart pourrait réduire dans les années futures. Pour illustrer cela, remarquons qu’EDF a déjà annulé plus de GO pour l’année 2021 que pour la totalité de 2020[3]. Par ailleurs, les enchères de l’Etat trouvent preneurs pour la totalité des GO proposées à chaque édition, alors qu’il ne reste plus que le mois de décembre de disponible, mis aux enchères mi-mars.

Face à cette hausse de la demande, chacun des acteurs du marché va donc réagir à sa manière. D’un côté, les producteurs tirent profit de leur rôle d’approvisionneur en choisissant d’attendre le plus offrant pour vendre leur stock. D’un autre côté, les revendeurs de GO doivent parfois mettre un prix plus élevé que les autres pour sécuriser la couverture de la consommation de leurs clients.

Un écart de prix abyssal entre 2021 et 2022

Autre fait marquant depuis quelques mois, l’écart de prix conséquent entre 2021 et 2022 pour les GO européennes. Actuellement, 2021 oscille autour 1,2€/MWh alors que 2022 avoisine les 2,5€/MWh.  Nous aurions pu croire en fin d’année 2021 que les prix des deux années allaient se rejoindre, lorsque les besoins se font normalement plus rare. Mais il s’avère que la demande pour l’année passée ne s’estompe pas, si bien que les prix restent élevés et que les acteurs du marché anticipent ce même phénomène pour 2022.

Sachant que les Garanties d’Origine ont une durée de vie de 12 mois, il est possible d’utiliser des GO de la fin d’année 2021 pour de la consommation en 2022 dans beaucoup de pays européens (excepté en France). Les acheteurs vont-ils se tourner vers ce produit moins cher pour couvrir une consommation de 2022 ? Nous le saurons dans quelques mois. Actuellement, cette possibilité de report n’affecte pas les prix de 2022 qui continuent leur ascension.

Combien de temps cela peut-il durer ?

Les niveaux de prix actuels vont-ils se maintenir sur le long terme ? Pour tenter de répondre à cette question, il faut regarder les réglementations futures qui pourraient bouleverser le marché. On remarque déjà que la correspondance des GO avec la consommation française au pas mensuel a eu un impact sur le prix unitaire malgré un marché qui semble encore long.

Bientôt, le full disclosure à la production sera aussi mis en place dans le pays. Les consommateurs français auront donc le choix de consommer de l’électricité renouvelable, nucléaire ou fossile. Cette possibilité permettra à EDF de tracer son électricité fournie avec des GO nucléaires. En ayant cette rigueur, l’impact sur la hausse de l’empreinte carbone du mix résiduel calculé par EEX[4] sera extrêmement fort et immédiat. Ainsi les consommateurs seront invités à résoudre ce problème avec l’utilisation explicite de Garanties d’Origine.

En France encore, les enchères seront probablement bientôt élargies à une production future. Ce changement augmentera la liquidité sur le marché forward des GO françaises et pourrait avoir un impact sur le prix unitaire. Les revendeurs de Garanties d’Origine pourraient en effet s’approvisionner ailleurs que sur le marché de gré-à-gré.

Le prix juste de la transition énergétique ? 

Enfin, la question la plus importante est celle-ci : quel prix les consommateurs sont-ils prêts à mettre pour choisir l’électricité renouvelable ? Si le prix continue d’augmenter, certains vont-ils choisir d’autre solutions pour décarboner leur activité ? Avons-nous atteint un plancher où chaque acteur s’y retrouve financièrement ? Certains pays comme les Pays-Bas en 2018 et le Royaume-Uni et les Etats-Unis actuellement nous montrent que le prix d’un certificat peut atteindre des niveaux encore jamais atteint à l’échelle Européenne (entre 5 et 10 euros du MWh). Cela témoigne de l’engagement des consommateurs envers la transition énergétique. Il est à noter que ces niveaux de prix permettent d’installer les énergies renouvelables à  une rentabilité équivalente aux énergies fossiles. Il y aura donc des signaux d’investissement qui réduiront fortement la contribution de l’argent public dans de tels projets.

A nous, acteurs du marché, de convaincre les autres consommateurs que ce système peut financer la transition énergétique à grande échelle. 

L’avenir nous dira donc si la hausse des prix de ces derniers mois n’était qu’un feu de paille ou si la transition énergétique sera désormais soutenue par les consommateurs. Les réglementations futures aplatiront peut-être la courbe. Mais tant que la demande est là, le marché a encore de beaux jours devant lui.


[1] Selon les chiffres de l’AIE, auquel on soustrait la production d’EnR Allemande subventionnées ne pouvant émettre des GO (estimation).

[2] D’après les chiffres de l’AIB : https://www.aib-net.org/facts/market-information/statistics/activity-statistics-all-aib-members

[3] D’après les chiffres d’EEX (fichier zip): https://www.powernext.com/sites/default/files/download_center_files/GO_Registry_Data.zip

[4] Le mix résiduel est le mix par défaut associé à la consommation des Français. Il est calculé à partir du mix de production, auquel on intègre les imports/exports d’électricité et retire l’utilisation des Garanties d’Origine.

Origo se lance dans les Garanties d’Origine biogaz !

Origo se lance dans la fourniture de Garanties d’Origine provenant de productions de gaz biologique. Après les Energy Attribute Certificates, puis la mise en relation avec notre partenaire Ecoact pour la compensation carbone, Origo propose maintenant une solution complète vers l’atteinte de la neutralité carbone. 

Le principe des Garanties d’Origine biogaz est le même que celui des GO d’électricité. Pour 1 MWh de gaz consommé, une GO vous garantit qu’1 MWh de gaz biologique a été produit et injecté dans le réseau. 

Le marché des GO biogaz est bien moins mature que celui des GO d’électricité renouvelable. Pour le moment, il n’existe pas de marché européen commun, où l’import et l’export de GO entre les pays membres est facilement faisable. Cela est par ailleurs attendu pour la deuxième moitié de l’année 2022. 

En 2020, l’offre en GO biogaz en France était de 2 328 GWh, pour une demande de 1 237 GWh (53%). Cette offre double chaque année, offrant de bonnes opportunités aux consommateurs pour couvrir leur consommation, avec un prix qui devrait baisser en même temps que l’augmentation de l’offre. 
Plus d’information sur le Registre des Garanties d’Origine biométhane.
En Europe la même année, la production de biogaz – donc l’offre potentielle – atteignait 191 TWh d’après la European Biogas Association.

En élargissant son offre, Origo espère répondre aux attentes des entreprises dans leurs objectifs de réduction de leur empreinte carbone. L’équipe se tient prête à vous accompagner dans cette démarche et reste disponible pour toute demande d’information complémentaire. En attendant, nous vous tiendrons régulièrement informé de l’évolution réglementaire de ce marché du biogaz.

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Les multinationales du RE100 plus que jamais engagées dans la transition énergétique

L’initiative RE100 vient de rendre son dernier rapport annuel sur la consommation d’électricité d’origine renouvelable des entreprises multinationales. Pour rappel, cette initiative accompagne les plus grandes entreprises vers 100% d’électricité verte, avec un encadrement strict et des objectifs ambitieux. Elle est portée par le CDP et le Climate Groupe. Chaque année, les deux associations effectuent un bilan pour mettre en avant l’avancée des adhérents.

Plus de membres RE100 pour plus de consommation verte

Le rapport a calculé les données 2021 de 315 membres, bien que lors de la publication l’initiative compte 349 membres. C’est 88 de plus que l’année précédente (+34%). La consommation électrique totale des 315 entreprises étudiées est de 340 TWh, supérieure à la consommation de la Grande-Bretagne. Si celles-ci formaient un pays, il serait le 11e consommateur d’électricité du monde.

Aujourd’hui, la part renouvelable de la consommation totale des entreprises membres est de 45%, contre 41% en 2020. Cela correspond à 152 TWh de consommation d’électricité d’origine renouvelable, soit presque 3 fois plus qu’en France. En tant que pays, ce serait le 2e plus gros volume du continent européen derrière la Grande-Bretagne (167,7 TWh)[1]

statistiques RE100
Evolution de la consommation électrique et renouvelable des membres du RE100
Source : RE100

Par ailleurs, l’objectif moyen pour atteindre les 100% d’électricité renouvelable est 2030, alors qu’il était avant de 2028. Pour cause, les nouveaux membres ont en moyenne ciblé l’année 2037. Nous pouvons penser que ces objectifs ne sont pas suffisants pour répondre à l’urgence climatique, surtout au regard des objectifs dits ambitieux imposés par RE100.

Concernant la localisation des entreprises engagées dans cette démarche environnementale, la région Asie-Pacifique reste la zone avec le plus de nouvelles adhérentes. L’année dernière déjà, 42% des nouveaux membres étaient situées dans la région. Cette année, c’est 62% des nouvelles inscriptions ! La région la plus représentée reste l’Europe, avec 124 membres, devant justement l’Asie-Pacifique (102) puis l’Amérique du Nord (89).

entreprises RE100 par pays
Nombre d’entreprises membres du RE100 par pays
Source : RE100

Des stratégies multiples confrontées à quelques barrières

Le rapport s’attarde aussi sur la stratégie de sourcing des entreprises. Les PPA participent notamment plus que jamais à l’approvisionnement en électricité renouvelable (28%), juste devant la souscription aux offres vertes des fournisseurs d’électricité. Mais la solution la plus utilisée reste l’achat d’Energy Attribute Certificate décorrélé de la fourniture d’électricité. Elle est notamment choisie en Amérique du Nord et en Asie, où les offres vertes ne sont pas encore très bien développées contrairement en Europe.

stratégies consommation électricité verte
Stratégie de sourcing des entreprises
Source : RE100

Les entreprises ont enfin fait remonter les pays où il était le plus compliqué de consommer de l’électricité d’origine renouvelable. Les pays les plus mentionnés sont la Corée du Sud, le Japon, la Chine et Singapour, tous de la région Asie-Pacifique, malheureusement là où la demande augmente le plus. Le manque de solution d’approvisionnement ou le manque de production sont les premières barrières évoquées. Le coût de la consommation d’électricité verte en Australie est aussi un problème fréquemment évoqué.

barrière consommation électricité verte
Les 10 pays les plus challengeant pour consommer de l’électricité verte
Source : RE100

La démarche de consommation d’électricité d’origine renouvelable est une solution de plus en plus adoptée pour limiter le réchauffement climatique. Les grandes entreprises internationales montrent l’exemple et se rassemblent pour montrer aux acteurs du marché et aux gouvernements que la demande existe et s’accentue. D’un côté, les pays mentionnés précédemment doivent trouver une solution pour permettre aux entreprises d’accéder plus facilement à l’électricité renouvelable. D’un autre côté, toutes les grandes entreprises à travers le monde doivent rehausser leurs ambitions et suivre le mouvement pour répondre à l’urgence climatique. 


[1] D’après les calculs d’Origo grâce aux chiffres de l’AIB

Les entreprises vers la neutralité carbone grâce aux EAC.

L’initiative Science Based Targets (SBTi) vient tout juste de publier un nouveau standard incitant les entreprises à atteindre la neutralité carbone. L’objectif est d’avoir un plan ambitieux pour les 10 prochaines années afin de rester sous le seuil des 1,5°C.

Evidemment, la consommation d’électricité d’origine renouvelable fait partie des démarches incontournables. Le standard impose une consommation volontaire d’électricité verte de minimum 85% avant 2025 et 100% avant 2030. Cette nouvelle peut avoir un impact considérable sur le marché des Energy Attribute Certificates (EAC) dans les années futures. Ceux-ci sont en effet très souvent utilisés pour atteindre ces objectifs.

C’est ainsi l’occasion de rappeler que l’utilisation des EAC est reconnue et même recommandée par de nombreux standards internationaux.

Le GHG Protocol : la référence internationale de la comptabilité carbone 

Le GHG Protocol est l’outil référence utilisé par les grandes multinationales pour réaliser le calcul et le reporting de leurs émissions carbones annuelles. L’organisation propose en effet un guide pour chaque scope d’émission (scopes 1, 2 et 3), ainsi que de nombreux contenus pour une meilleure compréhension des sujets techniques.

Les scopes d'émissions carbones.
Source : GHG Protocol

Les émissions indirectes liées à la consommation d’énergies, donc l’électricité, sont attribuées au scope 2. Dans son guide du scope 2, le GHG Protocol reconnaît l’utilisation d’EAC comme vecteur de réduction des émissions du scope. Si une entreprise consomme 100% d’électricité d’origine renouvelable grâce à des EAC, son scope 2 est donc réduit à 0gCO2eq/MWh[1]. Le standard recommande même l’utilisation d’EAC, considérés comme le moyen le plus précis de tracer l’électricité.

La Science Based Target initiative (SBTi) : maintenir le cap sous la barre des 2°C

La SBTi propose aux entreprises des objectifs pour répondre à l’enjeu du réchauffement climatique, en fonction de leur domaine d’activité. Ces objectifs sont conformes aux dernières recommandations scientifiques pour limiter le réchauffement climatique. Si toutes les entreprises d’un secteur d’activité suivent les objectifs fixés par l’organisation, alors ce secteur aura fait le nécessaire, à son échelle, pour maintenir le réchauffement sous la barre des 2°C. Les entreprises les plus ambitieuses peuvent même suivre une trajectoire sous le 1,5°C.

L’utilisation d’EAC pour prouver la consommation d’électricité renouvelable est bien reconnue par l’initiative.

Le Carbon Disclosure Project (CDP) : l’évaluation de l’impact environnemental d’une entreprise

Le CDP note les entreprises internationales sur l’impact environnemental global de leur activité. Trois domaines sont concernés : le changement climatique, l’impact forestier et l’impact sur l’eau. Pour être noté, les entreprises doivent rendre compte de leurs stratégies dans chacune des catégories et faire le bilan de leur progrès chaque année.

Le CDP utilise le GHG Protocol comme source fiable du rapport des émissions carbones. L’utilisation d’EAC est donc reconnu par le CDP dans la notation pour le changement climatique.

La RE100 : la plus grande mobilisation internationale de consommation d’électricité verte

L’initiative RE100 rassemble les plus grandes multinationales engagées dans la démarche d’une consommation d’électricité 100% renouvelable à travers le monde. Les entreprises doivent en l’occurrence avoir des objectifs ambitieux. Un engagement minimum de 60% d’ici 2030 est imposé. L’utilisation des EAC est fortement conseillé pour atteindre les 100%, du fait de la difficulté de couvrir la totalité de sa consommation via l’autoconsommation ou les PPAs.  

Les Garanties d’Origine, RECs et I-RECs, qui sont les trois principaux systèmes de traçabilités de l’électricité verte sont donc indispensables pour répondre aux objectifs et standards internationaux. Ces différents programmes valorisent la politique environnemental d’une entreprise et leur permettent d’être plus transparentes auprès de leurs parties prenantes. 


[1]GHG Protocol Scope 2 Guidance, Page 51, table 6.5 : https://ghgprotocol.org/sites/default/files/standards/Scope%202%20Guidance_Final_Sept26.pdf

Qu’attendre du marché des Garanties d’Origine en 2022 ?

L’année 2021 arrive bientôt à son terme. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a été mouvementée pour le marché des GO, notamment avec les montagnes russes des prix. Mais alors, que peut-on attendre du marché des Garanties d’Origine en 2022 ? La tendance à la hausse des prix de 2021 va-t-elle se confirmer ? Est-ce une année charnière pour le marché ? Focalisons-nous sur quelques points clefs.

La demande et le prix à la hausse ?

Voilà maintenant quelques mois que le prix des GO maintient un niveau élevé, que l’on n’avait pas vu depuis 2019. Mais encore faut-il que cela se concrétise en 2022.

A ce propos, nous observons une demande de plus en plus importante et un intérêt fort de nouveaux consommateurs à utiliser des GO pour couvrir leur consommation de 2022. Cette même tendance se fait ressentir dans les autres pays du monde, avec une augmentation de la demande et des prix plus ou moins accentuée en fonction de la zone géographique. Par exemple, les RECs en Amérique du Nord connaissent une forte hausse de la demande mais surtout des prix. Ceux-ci ont flambé au cours de l’année 2021 et se maintiennent autour de 5€/MWh pour des REC Eolien Green-e 2021, alors que nous aurions pensé à un essoufflement sur les derniers mois de l’année. Du côté du Royaume-Uni, les REGOs valent plus de 4 £/MWh en spot.

Néanmoins sur 2021, le marché est pour le moment incertain. Il est approvisionné par des volumes importants en provenance d’enchères organisées par les Etats italiens, portugais, français, croates et encore luxembourgeois. Etonnamment ces volumes trouvent preneurs jusqu’à présent. Est-ce tenable jusqu’à la fin de l’année ? Si le marché se retrouve short, alors les prix sur 2022 s’écrouleront.

D’un autre côté, l’engagement dans la démarche de consommation d’électricité verte en Europe et dans le monde s’accélère. Le fleurissement des offres vertes des fournisseurs d’électricité participe à cela. Mais surtout les grands groupes internationaux s’engagent à consommer 100% d’électricité d’origine renouvelable dans le monde, notamment à travers l’initiative RE100. L’initiative représente 342 multinationales à travers le monde. 

L’Allemagne et la Norvège vont-elles chambouler le marché ?

Nous parlions le mois dernier d’une potentielle sortie du marché des GO de la Norvège, et des répercussions que cela pourrait avoir. Des premiers signes de réticence pour les GO Norvégiennes se font déjà ressentir. Si cela se confirme, les conséquences apparaîtront particulièrement en 2022. Mais l’Allemagne pourrait aussi chambouler le marché, d’une autre manière. En effet, elle reste le dernier gros acteur à ne pas émettre les GO des producteurs profitant d’aides étatiques, au sens de la directive européenne. Cette production représentait 220 TWh en 2020, soit environ 28% des émissions de GO en Europe la même année ! L’offre serait donc nettement supérieure qu’auparavant et creuserait l’écart avec la demande, avec pour conséquence une baisse des prix. Un retrait de la Norvège accompagnée d’une entrée supplémentaire de l’offre allemande ajouterait tout de même 71 TWh à l’offre actuelle.

Le full disclosure en France fera-t-il son effet ?

Nous l’attendions depuis un moment, le full disclosure à la production est entré en vigueur cet été et devrait être appliqué courant 2022. Pour rappel, cela signifie que chaque MWh produit, renouvelable ou non, sera tracé par une Garantie d’Origine. L’objectif est de rendre transparent le mix électrique français. Avant de savoir comment l’appliquer, certains fournisseurs proposent déjà l’inscription à des offres 100% nucléaires, tracées par des GO nucléaires. Faut-il s’attendre à une réception positive des Français à ce type d’offre ? Si oui, une succession de conséquences adviendrait.

L’utilisation massive de GO nucléaires aurait un impact sur le facteur d’émissions carbones du mix résiduel français, qui correspond au mix de consommation auquel on retire les imports et exports d’électricité ainsi que l’utilisation des GO. La part du fossile augmenterait dans le mix et le facteur d’émissions serait plus élevé. Le bilan carbone des grandes entreprises françaises sera donc alourdi. Celles-ci devront alors se tourner vers la consommation d’électricité verte. Ce serait de bon augure pour le marché des GO renouvelables et donc pour la transition énergétique.

Mais soyons clair, cela arrivera si EDF choisit de fournir une électricité 100% décarbonée à l’intégralité de ses clients en utilisant des GO renouvelables et nucléaires.

Enfin, le nouvel amendement de la REDII favorise l’installation du full disclosure pour les pays membres du marché des GO. Il est donc probable que d’autres grandes nations suivent le pas de la France (Allemagne, Espagne, Italie ?).

L’année 2022 peut être une année charnière dans l’histoire du marché des GO. La demande n’a jamais été aussi importante, les prix augmentent depuis quelques mois. Jusqu’où cette tendance peut-elle aller ? Sans oublier l’Allemagne, la Norvège et la France dont les nouvelles réglementations pourraient chambouler le marché.


Source : les chiffres avancés sont des calculs faits à partir des données de l’Association of Issuing Bodies (AIB), représentant l’ensemble des pays présents dans le marché des GO.