Que signifie consommer de l’électricité verte aujourd’hui ?

Que signifie consommer de l’électricité verte aujourd’hui ? Quels sont les critères essentiels ?

La traçabilité légale de l’électricité est un fait, l’origine renouvelable de l’électricité est un choix, seule la Garantie d’Origine (GO) permet de tracer l’électricité consommée vers une production renouvelable.

Notre électricité est issue de flux physiques circulant dans un réseau partagé par des millions d’acteurs. Ce maillage ne s’arrête pas à nos frontières, il est issu de collaborations intra-européenne, nous permettant de partager l’électricité que nous consommons avec nos voisins. Cette formidable machine, parfois appelée « plaque de cuivre », nous permet à tous de consommer une électricité sans coupures tout en gérant des injections massives d’électricité renouvelable.

À la sortie de la deuxième guerre mondiale, les dirigeants européens ont décidé de construire une Europe fraternelle. Un des fers de lance a été l’énergie avec la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier en 1952, le traité Euratomen en 1957 et par-dessus tout la déclaration de Messine en 1955 où fut décréter l’objectif « d’établissement d’un réseau européen […] de lignes électrifiées ». L’Europe de l’électricité est aujourd’hui une réalité avec une forte interconnexion et un marché dont les règles sont déterminées à l’échelle de l’Union européenne.

Les directives de 2003/54, 2009/28, 2018/2001, ont rendu obligatoire la traçabilité de l’énergie primaire utilisée par le consommateur d’électricité et ont défini progressivement le cadre réglementaire permettant de choisir une électricité de source renouvelable. Consommer une électricité d’origine renouvelable devient à la portée de tous.

Revendiquer une consommation d’origine renouvelable est reconnue, d’un point de vue légale, par l’attestation d’utilisation de Garanties d’Origine (GO), seule preuve juridique disponible. Ce document électronique atteste du moyen de production à l’origine de l’électricité consommée ce qui permet d’en connaitre la technologie et la localisation notamment. En France, le teneur de registre Powernext a la charge de contrôler que cette électricité ne sera consommée qu’une seule et unique fois. Légalisé par les directives issues de l’Union européen, ce système est reconnu par tous les pays membres. Powernext collabore ainsi étroitement avec les autres teneurs de registre européens via l’association AIB.

Concernant la consommation d’électricité verte, tout réside dans le choix de la GO que nous souhaitons utiliser et ainsi dans la définition de l’origine de l’électricité que nous souhaitons consommer.

Quel est l’intérêt de consommer de l’électricité de source renouvelable?

L’objectif de la consommation d’électricité verte est de contribuer au développement des énergies renouvelables. Cela est possible grâce à deux mécanismes.

– Réaliser de l’additionnalité collectivement.
Dans la situation où la demande collective pour de l’électricité de source renouvelable est supérieure à l’offre disponible, il est alors nécessaire d’investir dans de nouveau moyens de production pour la satisfaire. Cette situation permet un développement durable et efficient des énergies renouvelables grâce à une demande volontaire et atomisée.

– Permettre de l’additionnalité individuellement.
Si un consommateur demande une électricité de source renouvelable émanant de moyens de productions récents il faudra répondre à sa demande en investissant dans des moyens de production.

Seule la GO définit la qualité de son contrat d’électricité verte. Comment la choisir ?

Nous partageons un seul et unique réseau européen. L’impact de notre consommation électrique et des émission CO2 qui en découle dépasse nos frontières. Faire le choix de tracer l’électricité consommée vers des moyens de production plus respectueux de l’environnement permet d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables sur l’ensemble du réseau européen.

Pour choisir une électricité à son image et répondant aux stratégies de l’entreprise, seule la qualité de la Garantie d’Origne souhaitée est à définir. Pour cela, 3 critères essentiels peuvent vous y conduire :

– L’origine géographique. Selon les stratégies RSE définie par l’entreprise, le choix peut se porter sur une GO française voire régionale afin de préférer la proximité géographique. Le localisme est vertueux. Le fait par exemple de choisir des GO françaises met une pression économique plus importante sur l’offre mise à disposition.

– La date de mise en service des installations mentionnée sur les GO est intéressante. Elle permet de contribuer plus directement à la transition énergétique en exigeant de l’électricité provenant de moyens de production nouvellement installés.

– Le label. Il existe des labels tels qu’EKOEnergy qui permettent d’investir une partie du prix de la Garantie d’Origine dans un fonds investissant dans de nouveaux moyens de production renouvelable.

Avez-vous entendu parler de PPA ?

Les Power Purchase Agreeements sont d’excellents moyens de consommer une électricité d’origine renouvelable. Il faut dans ce cas être d’une extrême vigilance et ne pas faire d’amalgame entre l’électricité physique et les conventions permettant de la valoriser dans le marché. Il existe uniquement deux conventions sur le marché européen de l’électricité. La première est la Responsabilité d’Equilibre (RE) et celle-ci permet de valoriser où et quand l’électricité est disponible. La deuxième est la Garantie d’Origine et celle-ci permet de valoriser comment l’électricité est produite. Les deux conventions sont composées de critères simplifiant la réalité physique afin de permettre des échanges. L’amalgame possible entre l’électricité physique et la RE dans le cadre d’un PPA par exemple peut induire le consommateur en erreur. Ce dernier croira valoriser une production d’origine renouvelable alors qu’il n’en est rien. C’est pour cette raison qu’il est essentiel de s’assurer qu’un PPA s’accompagne bien des GO associées au moyen de production identifié.

Quels que soient vos choix, Origo peut vous accompagner dans votre stratégie de consommation d’électricité verte. Nous vous vous soutiendrons dans les meilleures solutions qui se portent à vous.

Origo est désormais neutre en carbone

À l’heure où la plupart des pays et villes se mobilisent pour tendre vers la neutralité carbone, Origo a décidé de passer le cap accompagné par South pole group.

La première étape fut de lister tous nos postes d’émissions de CO2 tels que :

– l’énergie : consommation énergétique des bâtiments et autres sources fixes (électricité, chauffage…)

– les immobilisations : fabrication des biens durables utilisés par Origo sur leur durée d’utilisation (bâtiments, parcs informatiques, mobilier…)

– les déchets : traitement de fin de vie de l’ensemble des déchets générés par Origo

– les intrants : achats de fournitures, matériaux et prestations de services (honoraires, études…)

– le fret : transport de biens depuis les fournisseurs vers Origo

Une fois cette analyse établie, nous avons dû faire un choix entre différents projets dans lequel nous aimerions investir.

C’est finalement le projet « Kariba  REDD + Forest protection » au Zimbabwe qui a remporté l’adhésion de l’équipe.

KARIBA REDD+ Forest protection Zimbabwe

Le Zimbabwe a beaucoup souffert de la guerre qui a engendré  de grandes difficultés économiques, le tout couplé d’une croissance démographique importante. Au cours des vingt dernières années, la population a survécu en utilisant les ressources de la forêt pour développer l’agriculture et puiser du carburant pour vivre.

Désormais, plus d’un tiers de sa majestueuse forêt a disparu.

Le projet a donc pour objectif de protéger près de 785 000 hectares de faunes et flores au sud du pays ainsi que les rivages du lac du Zimbabwe.

Au-delà de l’aspect environnemental, un éventail d’activité est développé en soutien des communautés locales : ateliers agricoles, fabrication de matériaux à basse émission, mise en place de plantation de bois de chauffage à croissance rapide, développement de l’éco-tourisme, etc.

Origo est donc fier de participer à ce projet tout en assurant la neutralité carbone pour ses activités sur l’année 2018 !

certificat carbone neutre

Rencontre avec Preben Munch

preben-munch

Preben Munch évolue depuis plus de 30 ans dans les domaines de l’industrie et de l’énergie. En 2000, il démarrait une activité de courtage de l’électricité en France pour le compte d’une société norvégienne. C’est ce qui l’a conduit à se spécialiser dans ce secteur et par la suite a travaillé sur différents projets d’énergies renouvelables, entre autre en Afrique. En 2009, il entre chez ECOHZ avec pour mission de développer le portefeuille de clients corporate. Jusqu’à maintenant, l’entreprise ne travaillait pas avec le client final mais plutôt avec des intermédiaires, revendeurs ou fournisseurs. Il assure depuis le rôle de directeur responsable des clients corporate et des partenariats stratégiques.

 

1) Les entreprises s’engagent de plus en plus dans une consommation d’électricité verte, quel(s) intérêt(s) voient-elles dans cette démarche ? 

Le choix de l’électricité renouvelable devient de plus en plus évident pour les entreprises !  La prise de conscience liée au changement climatique pousse davantage d’acteurs à s’engager et le sujet des énergies renouvelables est désormais pris au sérieux et soutenu au sein des conseils d’administration en interne.

Il y a dix ans, certains acteurs « pionniers » s’y sont intéressés comme Google, Amazon ou encore Apple. Ces entreprises sont issues de secteurs où la croissance de consommation est importante et avaient un intérêt évident à se positionner sur les énergies renouvelables pour les data center.

Depuis, beaucoup d’autres ont suivi. Le grand public est mieux informé grâce au suivi médiatique de la COP21 et a ainsi plus d’attentes envers ces entreprises qui suivent alors le mouvement.

Pour certaines, il s’agit aussi d’un atout qu’elles peuvent mettre en avant. Lors d’un appel d’offre, le critère de l’impact écologique peut désormais représenter entre 10 et 20% de la note finale. Les entreprises n’hésitent donc plus à établir des programmes structurés avec leurs fournisseurs pour simplifier l’accès aux énergies renouvelables.

 

2) Le marché de l’électricité de sources renouvelables en Europe et dans le monde a fortement évolué ces 6 derniers mois, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? 

Pendant des années, les acteurs historiques n’ont pas vraiment cru à l’avenir des énergies renouvelables. Des investissements étaient entrepris mais sans réelle conviction. C’est pourquoi, lorsque le marché a enfin révélé son potentiel, certains n’ont pas su se positionner assez rapidement tandis que d’autres plus petits acteurs ont su tirer partie de ce revirement de situation !

Maintenant, la plupart des acteurs ont su adapter leur stratégie et s’engagent sur ce chemin de développement. Comme on dit « Business drives business ». Ce développement d’activité qui était au départ portée par des entreprises pionnières a créé une dynamique de marché, augmentant l’offre puis la demande… pour en faire un véritable cercle vertueux !

En Europe, cela a évidemment un impact sur la croissance de la capacité de production des énergies renouvelables, et influence son prix qui a lui-même fortement évolué ces derniers mois.

Au niveau mondial, cela est plus fragmenté compte-tenu la structure des marchés nationaux : le volume du marché des États-Unis représentent 15/20% du marché européen et l’on compte plus d’une trentaine de pays, hors Amérique du Nord. Toutefois, la tendance au niveau global et que la demande et le prix augmentent également.

 

3) Pour une entreprise qui souhaite consommer de l’électricité verte, quelles solutions existent ? 

Avec l’évolution de la demande, on assiste évidemment à une évolution de l’offre.

La première étape avant de se lancer dans la consommation d’électricité verte est la définition de ses ambitions: quel impact doit avoir ma consommation ? Pourquoi ? Sur quelle durée ? Quelle zone géographique ?

Pour s’engager dans une consommation d’énergie renouvelable, il existe ensuite plusieurs niveaux tels que :

– l’achat de «  energy attribute certificats» qui documentent l’origine de la production de l’électricité, en Europe connus comme des Garanties d’Origine (GO). Les GO peuvent être achetées avec des spécificités géographiques, technologiques, avec ou sans label, etc. L’engagement se fait sur une ou plusieurs années et encourage le développement des sites de production d’énergie renouvelable.

– Pour des entreprises qui souhaitent avoir un impact plus important, il existe un produit appelé « ECOHZ GO2«  qui assure un financement aux nouveaux projets en manque de capitaux. Quand un client achète ce produit, une majeure partie du montant est attribuée à des projets identifiés par ECOHZ et sélectionnés avec le client. Cette opération permet d’assurer la dernière partie du financement du projet !  Le dernier projet a été porté par H&M et a permis de financer un projet de parc éolien.

– Pour des entreprises souhaitant prendre des engagements à plus long terme, le « Power Purchase Agreement » (PPA) est possible dans certains pays avec un certain nombre de producteur. Ce système où le consommateur s’engage à acheter de l’électricité à un producteur existe depuis longtemps. Avec un PPA, les entreprises s’engager à acheter la production souvant d’un projet qui n’est même pas encore réalisé ! Ce projet prend donc vie grâce à ces promesses d’achat à travers le PPA sur les prochaines 10 à 20 années.

– Enfin, certains industriels installent des panneaux solaires sur leurs sites de production pour couvrir une partie de leur consommation. Avec la baisse des coûts du matériel, cela devient plus intéressant financièrement.

 

4) Quelles sont les principales difficultés qu’elles peuvent rencontrer ? 

Dans le cas de l’achat de GO, cela est très simple. Le système des GOs repose sur des directives européennes et la transparence est assurée par la législation de chaque pays membre. Cette année, plus de 600 millions de certificats seront échangés. Cela indique bien que le système est bien en place et que les échanges se font sans complexité. Toutefois, il peut y avoir des variations de prix assez importantes en fonction du produit choisi et du timing des transactions.

Avec un accord PPA, cela est beaucoup plus compliqué. Il exige un engagement très lourd de la part de l’entreprise qui s’engage dans un projet avec un risque financier important, sur une longue durée et avec un cadre juridique complexe. C’est pourquoi la négociation d’un contrat PPA peut durer plusieurs années.

Cela explique en grande partie pourquoi la majorité des entreprises se lancent dans les énergies renouvelables à travers l’achat des certificats. La procédure est simple, sans risque et, à l’aide des conseils d’un interlocuteur de qualité, il est possible d’être orienté vers LE produit qui correspond à ses ambitions et sa stratégie d’entreprise.

Le marché des énergies renouvelables a beaucoup évolué ces derniers temps !  Cela renforce l’intérêt d’avoir un interlocuteur spécialisé qui suit au jour le jour les évolutions du marché, les opportunités, les nouveaux produits et l’évolution du prix. Origo ayant une très bonne connaissance du marché et du tissu industriel français et ECOHZ de par sa position de leader européen depuis plus de 15 ans sur ce marché permettent ainsi aux entreprise d’accéder et de participer à un portefeuille de projets d’origine géographiques variés en Europe et dans le monde.

 

Merci à Preben Munch pour cette interview ! Retrouvez son profil sur Linkedin et sur le site d’ECOHZ

 

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Sopra Steria réduit son empreinte carbone en choisissant l’électricité d’origine renouvelable

Depuis 2016, l’ensemble des Data Centers de Sopra Steria sont certifiés carbone neutre. Le groupe a par ailleurs réduit les émissions de gaz à effet de serre (GES) par collaborateur de ses bureaux de 46.7% (Market-Based).

Ces résultats significatifs ont notamment été possibles grâce à l’utilisation de mécanismes de traçabilité permettant de choisir la source de l’électricité consommée.

En faisant appel à Origo, Sopra Steria a ainsi couvert 75% de sa consommation électrique en France, en acquérant de l’électricité de source renouvelable française. Le groupe applique cette démarche partout où cela est possible. En Inde, Sopra Steria a couvert l’intégralité de sa consommation électrique issue du réseau grâce à l’acquisition de certificats I-RECs (International Renewable Energy Certificates). Le groupe atteint une couverture de 100 % d’électricité verte en Suède, Suisse et au Danemark et de 96% en Allemagne.

En 2016, 63 % de l’énergie consommée par les Data Centers on-site et off-site du groupe provenaient d’énergie renouvelable (Scopes 1, 2 & 3).

Le groupe Sopra Steria se distingue également par la  qualité de son rapport de Responsabilité d’Entreprise. Celui-ci permet d’obtenir le détail des informations relatives aux progrès réalisés et donne une information précise sur les moyens employés. Un vrai modèle du genre ! Pour une lecture plus spécifique sur les enjeux environnementaux liés à son activité, le groupe a rédigé un document permettant de diffuser auprès de ses services internes mais également auprès de ses parties prenantes, les solutions choisies par l’entreprise. Il propose notamment à ses clients un POC (Proof of Concept) innovant avec l’afficheur déporté énergétique, ou Energy Consumption Device (ECD), qui est un dispositif d’affichage de consommation énergétique en kWh ou en Euro.

Sopra Steria s’est fixé pour objectif d’atteindre une couverture de 85% de sa consommation électrique totale par des énergies renouvelables d’ici 2020. Le rôle central des mécanismes de traçabilité tels que la Garantie d’Origine (GO) et l’International Renewable Energy Certificates (I-RECs) est aujourd’hui reconnu. Chez Origo, nous sommes très fiers de pouvoir contribuer à la réalisation de cette ambition.

Classement CDP

Depuis 2016, la communication au CDP d’informations sur la consommation d’énergie et l’achat d’énergie à faible émission de carbone d’une entreprise est conforme au guide « Greenhouse Gas Protocol Scope 2 Guidance ».

La méthode de notation du CDP évalue les progrès d’une entreprise en matière de bonne conduite environnementale d’après les réponses que celle-ci apporte au questionnaire CDP. Le score obtenu repose sur l’évaluation du niveau de détail et de l’exhaustivité du contenu de la réponse, ainsi que de la sensibilisation de la société aux questions liées au changement climatique, aux méthodes de gestion et à l’évolution vers la prise de mesures pour lutter contre le changement climatique.

Émissions de « scope 2 »

Les émissions de « scope 2 » désignent les émissions indirectes résultant de la production d’électricité, de vapeur, de chaleur ou de refroidissement que l’entreprise interrogée achète ou acquiert pour sa consommation.

Le nouveau guide « Scope 2 Guidance » du GHG Protocol (organisme responsable de l’élaboration de normes internationales sur le calcul du bilan carbone) a connu une évolution majeure : en effet, l’émission de « scope 2 » n’est plus identifiée par un chiffre, mais par deux : la méthode fondée sur la localisation et celle fondée sur le marché. Image source : CDP.

Méthode fondée sur la localisation

Elle tient compte de l’intensité moyenne des émissions sur les réseaux dont la consommation d’énergie utilise principalement les données de facteur d’émissions moyennes sur le réseau.

Méthode fondée sur le marché

Elle représente les émissions dues à l’électricité que les sociétés ont délibérément choisie.
Cette méthode établit les facteurs d’émission à partir d’instruments contractuels. Le CDP recommande les systèmes de traçabilité suivants :

GO, REC, I-REC = 0 émission

En 2016, le classement CDP évolue avec la nouvelle version du guide « Scope 2 Guidance » du GHG Protocol

Le guide « Scope 2 Guidance » du GHG Protocol contient des exigences de déclaration spécifiques, que l’on retrouve dans le questionnaire du CDP portant sur le changement climatique. En raison des changements apportés au cycle de déclaration 2016 de la comptabilité relative au « Scope 2 », certaines rubriques du questionnaire ont été modifiées.

L’illustration suivante présente une vue d’ensemble de toutes les modifications majeures apportées :

Méthode de notation du CDP pour le cycle de déclaration 2016

Les sociétés interrogées seront évaluées sur quatre niveaux consécutifs, qui correspondent aux étapes que franchit une société à mesure qu’elle progresse vers une bonne gestion environnementale. Les niveaux sont les suivants :

  1. Communication : chaque question du questionnaire reçoit un score relatif à la communication. Le nombre de points accordés à chaque question dépend de la quantité de données demandées, mais aussi de leur importance relative pour les utilisateurs des données.
  2. Sensibilisation : le score de sensibilisation note la manière dont une entreprise a évalué dans sa globalité le lien étroit existant entre les questions environnementales et ses activités.
  3. Gestion : les points de gestion sont accordés aux réponses qui attestent la prise de mesures associées à une bonne gestion environnementale, à l’appréciation du CDP et de ses organismes partenaires. Les réponses qui illustrent une conduite environnementale plus avancée reçoivent des points supplémentaires.
  4. Leadership : pour gagner des points de leadership, la réponse de la société doit remplir les critères de leadership détaillés dans la méthodologie. Ces mesures constituent de bonnes pratiques, telles que celles-ci sont formulées par les organismes qui collaborent avec le CDP pour faire progresser la bonne conduite environnementale.

Un score minimum de 75 % et/ou la présence d’un minimum d’indicateurs par niveau seront requis pour passer au niveau suivant. Si le score minimum n’est pas atteint, la société ne sera pas évaluée sur le niveau suivant, comme expliqué dans l’illustration suivante.

Combien de points sont-ils accordés aux entreprises qui achètent de l’énergie à faible émission de carbone ?

La méthode de notation repose sur des colonnes intitulées « numérateur » et « dénominateur ». La colonne dénominateur indique le nombre maximum de points qu’il est possible d’obtenir pour chaque question. Si le nombre de points est indiqué dans la colonne « numérateur », le nombre maximum de points est accordé automatiquement lorsqu’une réponse est apportée à la question et la personne chargée de la notation n’a pas besoin de porter d’appréciation sur cette réponse.

Le tableau ci-dessous illustre le nombre de points maximum qu’il est possible d’obtenir grâce à l’achat d’énergie à faible teneur en carbone :

COP21

La Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) est un accord environnemental relatif au changement climatique conclu entre de nombreux pays. La 21e Conférence des Parties (COP) des Nations Unies s’est tenue à Paris au Parc des expositions de Paris-Le Bourget du 30 novembre au 11 décembre 2015 et a réuni 195 pays. Cette conférence climatique est mieux connue sous le nom de COP21.

La COP 21 est la suite d’une longue série de discussions et négociations. La conférence de Stockholm a lieu du 5 au 16 juin 1972. C’est au cours de ce colloque que la question de l’environnement fut élevée au rang de problème international d’importance majeure. La première occurrence de droit international contraignant dans le domaine de l’environnement fit son apparition. Le Sommet de la Terre de Rio en 1992 a abouti à la création de la CCNUCC. Cette convention-cadre visait à stabiliser les émissions de gaz à effet de serre et à éviter le dérèglement climatique. En 1995, la première COP a été organisée pour réviser le cadre mis en œuvre à Rio. La COP3 a vu l’adoption du Protocole de Kyoto, la COP11 a permis la présentation du Plan d’action de Montréal. La COP15 de Copenhague a abouti à la prise d’engagements en matière de réduction des émissions pour 2012 et la COP17 a engendré la création du Fonds vert pour le climat. Les accords de Durban (2011) visent l’adoption d’un accord universel en 2015 en cherchant à aligner les ambitions des Etats avec l’objectif commun de maintenir le réchauffement climatique en dessous de la barre des 2°C.

Un accord universel et juridiquement contraignant

La COP21 est parvenue à la conclusion d’un accord universel et juridiquement contraignant sur le changement climatique, appelé Accord de Paris. Cet accord vise à contenir le réchauffement climatique à « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C. » Ce texte crée un consensus entre les 196 nations présentes à la conférence. Il nous permettra de lutter efficacement contre le changement climatique et de favoriser la transition vers des économies et des sociétés à faibles émissions de carbone. Pour y parvenir, l’accord met l’accent sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’amélioration de la capacité de la société à s’adapter au changement climatique. Le 22 avril 2016 à New York, 174 pays ont signé et adopté l’accord.

La COP21 est l’une des plus grandes conférences internationales jamais organisées, réunissant 50 000 participants et 25 000 délégués issus de gouvernements, d’organismes intergouvernementaux, d’agences de l’ONU, d’ONG et de la société civile.

Énergie renouvelable

L’Accord de Paris fait de l’énergie renouvelable la source d’énergie que les pays doivent privilégier pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. La consommation d’énergie renouvelable propre et la réduction de leur empreinte carbone ou encore la création d’énergie renouvelable en consommant de l’énergie renouvelable sont autant de façons pour les entreprises d’atteindre ces objectifs globaux.

Guide « Scope2 » du Greenhouse Gas Protocol

Nuages

Le Greenhouse Gas Protocol (organisme responsable de l’élaboration de normes internationales sur le calcul du bilan carbone, aussi appelé GHG-Protocol) est le cadre comptable le plus utilisé à l’international pour comprendre, quantifier et gérer les émissions de gaz à effet de serre. Le Greenhouse Gas Protocol est un partenariat multipartite d’entreprises, d’organisations non gouvernementales (ONG), de gouvernements et d’autres parties réunis par le World Resources Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD).

Pour communiquer facilement et en toute transparence sur les émissions et l’origine de l’électricité consommée, le World Resources Institute a publié en janvier 2015 une nouvelle version du guide Accounting Guidance Scope 2 du Greenhouse Gas Protocol.

GO, REC et I-REC sont recommandés

Ce guide comptable présente directement les garanties d’origine (GO), les REC et les I-REC comme les principaux outils permettant d’attester et de suivre l’électricité consommée produite à partir de sources renouvelables. Le guide « Scope 2 Guidance» du GHG Protocol apporte aux entreprises des éclaircissements qui ont le potentiel de transformer les pratiques d’achat de l’énergie dans le monde des entreprises.

Le « Scope 2 » du GHG-P englobe les émissions découlant de la consommation d’électricité, de chaleur ou de vapeur achetée. Les garanties d’origine sont présentées comme le système de traçabilité optimal des caractéristiques énergétiques. Grâce à ce système abouti et résultant d’un travail d’harmonisation de plus de 15 ans, les entreprises sont incitées à documenter leur consommation d’énergie produite à partir de sources renouvelables.

Les garanties d’origine réduisent l’empreinte carbone des entreprises, les aident à prendre conscience de l’origine de l’électricité consommée et signalent au marché que les entreprises préfèrent l’électricité provenant de sources d’énergie renouvelable. Au fil du temps, cette demande incontestable de solutions d’énergie à faible émission de carbone fera évoluer les comportements énergétiques.

Cela encouragera les entreprises à mesurer, gérer et communiquer les émissions de gaz à effet de serre découlant de leur consommation d’électricité et opérera la transition vers les sources renouvelables.

Changements majeurs dans la comptabilité et la communication des émissions liées à l’électricité (« Scope 2 »)

Pour la plupart des entreprises, le « Scope 2 » comprend une méthode fondée sur le marché et à défaut une méthode basée sur la situation géographique.

Les instruments servant de facteurs d’émissions dans la méthode fondée sur le marché doivent répondre aux critères de qualité du « Scope 2 ».

Les entreprises doivent déclarer les caractéristiques principales et le contexte politique de leurs instruments contractuels.