Que retenir de l’année 2022 ?

2022 a été particulièrement intense, tout autant pour le marché de l’électricité d’origine renouvelable que pour Origo ! Retour sur les faits marquants qui ont animé l’année.

La principale information à retenir est l’engagement toujours plus important des entreprises pour le développement d’une électricité davantage respectueuse de l’environnement. Origo a accompagné 63 entreprises dans leur démarche en 2022. Bienvenue aux 7 nouveaux initiés ! La volonté des entreprises à couvrir 100% de leur consommation à travers le monde permit au marché des EAC de s’étendre dans de nouveaux pays. Les clients d’Origo ont ainsi pu utiliser des EAC provenant de 45 pays différents, soit 6 de plus qu’en 2021. Nous avons aussi participé cette année au premier événement international de l’I-REC Standard à Bangkok, preuve que le marché des EAC est bel et bien lancé hors des frontières européennes. Enfin, qui dit consommation d’électricité renouvelable dit aussi consommation de gaz renouvelable. C’est dans cette optique qu’Origo s’est lancée cette année dans la fourniture de GO biogaz ! Plusieurs entreprises nous ont déjà rejoint dans l’aventure. 

Concernant le marché européen des Garanties d’Origine, l’augmentation progressive de la demande et la sécheresse connue cet été en Europe, ont créé une tension sur le marché des GO à partir de la deuxième partie de l’année. Les émissions de GO sont restées stables entre 2021 et 2022 sur la période janvier-septembre (+1%) alors que les annulations ont augmenté de 10%[1]. Les prix se sont alors envolés pour atteindre momentanément la barre des 10€/MWh. Une conséquence positive qui a permis à l’Etat français d’encaisser un chiffre d’affaires de 125 millions d’euros, soit plus de 7 fois fois le CA de 2021[2]. Une belle somme pour le financement de la transition énergétique. 

D’un point de vue réglementaire et bonnes pratiques, de nombreux changements sont en cours. Le premier changement est celui des critères techniques de l’initiative RE100. Dorénavant, les entreprises devront s’approvisionner depuis des centrales de production de 15 ans d’âge maximum. De plus, seules les GO des pays membres de l’AIB ET interconnectés au réseau européen (exit l’Islande par exemple) seront acceptées si un consommateur ne choisit pas d’utiliser des GO nationales. De son côté, le GHG Protocol s’interroge d’un possible changement des méthodologies de calcul des émissions carbone du scope 2 (émissions de GES issues de la consommation d’électricité). Une consultation est en ligne. Ce sera peut-être la fin de la possibilité de se cacher derrière la méthode dite de « location base » pour se justifier d’un bilan carbone limité. Cette méthode pourrait être supprimée pour les zones bénéficiant d’un système de traçabilité comme c’est le cas en Europe. Le Parlement français a par ailleurs voté la mise en place d’une traçabilité intégrale (full disclosure) au niveau de la production d’électricité. Celle-ci doit être intégrée dans le prochain décret d’application de la directive européenne. Ce décret ouvrira également la possibilité aux producteurs subventionnés de racheter leurs GO à terme afin de développer des offres de PPA et mettra fin au double comptage du MWh autoconsommé. Enfin la loi exige plus de transparence de la part des fournisseurs d’électricité qui devront communiquer explicitement l’origine technologique et géographique de l’électricité vendue.

Toutes ces modifications de texte ont donné du grain à moudre à l’association QuiEstVert, qui n’a pas manqué de réagir à l’actualité tout au long de l’année. Nous vous recommandons de découvrir leurs différents contenus auxquels nous nous associons. Leur dernier baromètre de la consommation d’électricité verte en France est notamment sorti en novembre dernier. 

Nous espérons que votre année 2022 fut tout aussi enthousiasmante que la nôtre et nous vous remercions pour votre fidélité dans vos lectures !


[1] D’après les chiffres de l’AIB.

[2] D’après les chiffres de EEX.